Dix Mille Mots

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Cela pourrait être le nom d’une chanson. Je la vois très romantique. Avec juste une guitare, en acoustique…

Mais il s’agit du palier que j’ai (enfin) réussi à passer dans le NaNoWriMo, le National Novel Writing Month.

Le NaNoWriMo, kézako?

Le NaNoWriMo, NaNo pour les intimes, et bien, il s’agit d’un mois dédié à l’écriture d’un roman ou d’une nouvelle qui dort dans nos tiroirs, souvent depuis dès années, et sur lesquels on arrive pas à avancer, voir que l’on a jamais vraiment commencé… Et comme vous l’avez deviné, s’il y a des paliers, c’est qu’il y a un but : 50 000 mots.

Là est le défi, d’écrire 50 000 mots en un mois, cela signifie environ 1667 mots par jours. Et 1667 mots en un jour, on dirait pas, mais c’est énoorme.

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Mon projet pour ce NaNo

J’avais, à mon inscription, une idée dans la tête : écrire sur papier ce projet de dystopie étrange qui, parfois, revient me hanter en rêve. Cependant, l’inter-projet s’est arrêté, et me voilà à me partager en 1/10 de temps chez un client et 9/10 chez l’autre. Ne sachant pas encore me couper en deux et étant trop crevée le soir, je n’ai pas eu le temps de préparer mon histoire pour la soirée de lancement du NaNo, le 1er novembre.

Alors j’ai opté pour avancer mon roman, qui s’empêtrait dans des aller-retours d’idées non concrètes qui faisaient tourner l’histoire en rond et reculer l’intrigue. Comme vous pouvez l’imaginer, pour écrire 1667 mots en une journée, on sacrifie (un peu) la qualité à la quantité. Mais c’est un mal pour un bien : même si l’histoire prend des longueurs, elle avance, le cerveau est créatif et les scènes qui semblaient rébarbatives quelques semaines auparavant (j’ai écris 20 000 mots en un an jusqu’à maintenant…) ne le sont plus du tout. Et, bonne nouvelle pour moi, j’en vois enfin la fin et le lancement du tome deux (qui va être incontournable au vu de la suite de mon histoire…).

Et qu’est ce qu’on gagne?

Ben… rien? Un peu moins d’espace disque? La fierté de l’avoir fait?

Concrètement, je ne sais pas s’il y a des choses à gagner, je ne crois pas, mais rien que le fait de me poser pendant un mois complet afin de faire enfin avancer mon livre, c’est une chose que je ne pensais pas possible avant. Certes, GrandBrun râle parce que je passe la soirée devant mon ordinateur à écrire, mais que l’on soit côte à côte à regarder la télé ou côte à côte sur l’ordi à avancer un projet, je crois que je préfère la deuxième option!

Si cela vous tente d’attraper le train en marche (il y en a bien qui ont écrit leurs 50k en une journée 😉 ), alors rendez-vous ici: NaNoWriMo. Et n’ayez pas peur de l’anglais, vous avez tout à fait le droit d’écrire votre nouvelle en français (ou en Swahili si vous le parlez couramment..). La communauté française est très active en plus, il est possible que des journées d’écriture soient organisées dans une librairie ou une bibliothèque pas loin de chez vous, n’hésitez pas à y jeter un œil!

Pour ceux qui souhaitent encore un peu plus d’infos, je vous mets la FAQ de Ciel d’Orage qui est très bien faite.

D’ailleurs, faut que j’y retourne, car je viens d’écrire 553 mots hors du Nano, bouh!!! A très vite ♥

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Lectures #1 – Magazines

Il y a deux trois mois, je tournais au Relay. Je devais rejoindre Lyon pour préparer le terrain avant de descendre avec Tagada pour le Grand Déménagement. Je ne savais pas trop quoi choisir entre un énième magazine féminin qui m’expliquerait qu’il allait falloir que je fasse tel ou tel régime avant de claque l’équivalent de ma paye dans un demi sac à main (moche) et un roman de gare tout aussi inintéressant.

Je ne sais pas si cela vous a touché aussi, mais j’ai l’impression de lire tout le temps la même chose, quelque soit le magazine, d’être prise pour une cruche dès que j’ouvre un féminin. Il y a trois ans en arrière, j’achetais le trio gagnant, le super combo Biba-Cosmo-Glamour. Et puis j’ai arrêté Cosmo, trop vieux, puis vint le désamour de Biba, trop jesaispassijesuisjeunemamanounullipare. Glamour, j’ai juste oublié de l’acheter un mois, puis ne l’ai plus repris que lors de voyages en train, lorsque j’ai du temps de cerveau disponible et plus de batterie dans ma liseuse.

Mais là, je n’en avais pas envie.

J’aurais adoré me prendre L’éléphant, mais j’avoue que le prix m’a vraiment rebutée.

Et je suis tombée sur l’adorable bouille de Pauline en couverture d’un truc que je ne connaissais pas, As You Like. Rassurez vous, je ne vais pas en faire la pub (quoique).

J’ai décidé de laisser sa chance à un magazine étiqueté comme « féminin » et je n’ai pas été déçue. Enfin si, un peu. Le contenu permet de s’occuper suffisament pour faire le Strasbourg Lyon si on ne lit pas trop vite et qu’on a des crayons de couleurs (et qu’on est pas dans un corail, parce que là…. pensez à prendre un Tolkien avec).

Les rubriques sont assez nombreuses, découpées en plusieurs grosses parties « mon joli look »,  » ma déco perso », « mon lifestyle » et « ma gazette ». Ça, j’ai aimé. Qui reprends chaque fois un blog, des mots de blogueuses comme contenu. Et c’est là où cela peut-être un peu perturbant, cette impression de lire un extrait de blog (ça, ça m’a un peu déçue la première fois). D’autant que la présentation est soignée et, surtout, ON NE NOUS VENDS RIEN!

J’ai trouvé ça fantastique.

C’est fou.

C’est beau.

Alors non, c’est pas vrai, il y a bien des pages où l’on présente articles et produits, mais toujours raccord avec le thème et la rubrique. Et pas forcément le même qui est en promo dans le magazine d’à côté.

J’ai eu le même coup de cœur magazinesque (#WTF?) pour Paulette mag. Je suis montée dans le bateau Paulette juste après le numéro #0, Pirate, à la sortie du numéro #1, Chamane. Je fais partie de la base de lecteurs fondateurs et reçoit toujours avec plaisir mon carré de bonheur, fait avec amour par des nanas qui ont la niaque, qui se sont battues pour leur mag, qui choisissent elles-mêmes le thème de leur mag (Je suis une Nananas, steuplé!) et articulent toute la ligne éditoriale d’un numéro autour de celui-ci.

jai reçu mon paulette 2!!

C’est ce côté léché et « fait-maison » que j’apprécie dans la nouvelle vague de magazines. Sans forcément m’abonner, je pense donner sa chance à As You Like, tout comme je l’ai fait pour Simple Things et avant lui pour Paulette.

Sans ébranler la presse mode et people qui doit bien se porter, je trouve que ses nouveaux venus apportent un vent de fraicheur non négligeable et surtout bienvenu au monde de la presse qui commençait sérieusement, à mon sens, à tourner en rond.

Et ça, c’est top pour les voyages en train.

Flashback#1 – Anoa Tome 1

Bonjour cher toi!

T’arrive-t-il de te replonger dans tes anciens posts de blog? De te dire avec nostalgie « ralala, comme c’est mal écrit, y a même des fautes d’orthographes! »? Moi, oui.

J’ai même, sous mon bureau, une boite. Qui me sert de repose pied quand j’utilise mon ordi. Et dans cette boite, ma « diarrhée verbale » (bon appétit). C’est un texte de fiction que j’écris depuis très longtemps. Je l’appelle affectueusement Mon roman. Parce que c’est le mien et que personne ne l’a lu entièrement à ce jour. Même moi en fait (j’ai du mal à me relire)(ce qui est vachement con pour un écrivain). Je veux dire, du début à la fin, du tome 1 au tome 3, la version 1 à 6 du tome 1, les deux versions du tome 2 (l’incomplète et la complète), et les pages (dans l’ordre) du tome 3. Parce que oui, j’ai écrit la plupart du temps sur des feuilles volantes, reprenant quelques fois mon histoire plus tôt dans la narration, me retrouvant avec deux chapitre X complètement différents. Et me retrouvant aussi bien couillonne quand je devais continuer l’histoire, ou retourner en arrière pour vérifier la description d’un personnage dans un chapitre à tiroirs. Voire pire, dans un chapitre perdu (parce qu’il y en a qui on disparu oui) (trois chapitres du tome 2 et tout le début du tome 3 [versions papier ET informatique, s’il vous plait! je n’aime pas faire les choses à moitié!]).

Autant je n’aime pas me replonger dans ce que j’ai écris de plus proche, trop mauvais, pas assez ceci, trop naïf (mais qu’est ce que c’est que ces réactions à la con du grand frère, zut alors!), autant j’apprécie la toute première version, écrite entre la sixième et la quatrième. Je faisais même des dessins à l’époque pour illustrer mon propos, très influencée par J’aime Lire. Les phrases sont simples et naïves, les conversations entre personnages, des reflets de ce que je vivais au collège, l’action, des fantasmes de ce que j’aurais aimé vivre. Une vie rurale, où l’héroïne allait à l’école à cheval, et faisait des spectacles de voltige à la pause de midi en s’entraînant pour ses galops (juste entre nous : je ne sais pas et n’ai JAMAIS su à quoi servent les galops et ce qu’il fallait faire pour les passer), tandis que ses frères jouaient au foot au gymnase avec tous les autres beaux gosses du collège. Tout à fait crédible donc. Par contre, les matchs de foot au gymnase entre midi et deux, ça, on y avait droit au collège (*_*, le bôôôôô Raph!).

L’action s’est vite déplacée ailleurs qu’au collège, et on a découvert Anoa, HONTEUSEMENT POMPÉ très librement inspiré du centre équestre de Formanoir, où j’ai passé quelques années en colo l’été (mes pensées à Salah, animateur dans mon souvenir, meilleur imitateur de Salamèche au monde!). Centre équestre donc, tenu par le papa de mes trois héros. Parce qu’ils sont trois maintenant (accrochez vous, parce que même moi, il m’arrive de pas comprendre les rebondissements).

 

** Minute  WTF**

Donc, dans la première version (refusée par les éditeurs, heureusement), Natacha, Jennyfer, Enya, Barbara, Adrien et Raphaël Karten, respectivement 13, 14,5 et 15 ans, vont au collège à poney; Philippe se fait maltraiter par Delaras (son patron, presque voisin des Karten, qui a aussi un harras mais qui fait pas colo) et par sa fille Audrey (Delaras) , mais son petit frère (à Phillipe) raconte tout à Barbara par lettre (je n’avais aucune idée de ce qu’était un mail cette époque de Préhistoire Informatique) mais elle lui répondait jamais, parce que Delaras interceptait ses courriers, ce con! Puis y a des photos qui disparaissent chez les Karten (au chateau d’Anoa donc, aussi appelé les Trois Tours[ parce qu’il a trois tours. J’ai l’esprit pratique]).  Puis Barbara à des visions bizarres, puis se réveille la nuit et mets en fuite un cambrioleur dans leur bibliothèque en lui tirant dessus avec une des armes que son père collectionne, puis les trois ados (oui, ils ont grandi maintenant, 15 et 16 ans) découvrent qu’il y a des cloches dans les combles des trois tours et qu’avant y en avait quatre ; puis Barbara se fait encore agresser (décidement), dans les bois, ses frères la sauvent, puis ils s’enfuient dans les caves, où ils trouvent le petit frère de Philippe, et leur voisin qui est en fait un SuperMéchant, et en fait Phillippe est anglais en situation irrégulière avec son petit frère et sont exploités par le SuperMéchant mais Adrien et Ronan (un copain qui passait par là) délivrent l’Esprit de la Vie ce qui libère les cinq Pouvoirs qui avaient été scellés par les Anciens Porteurs parce que Yonan le SuperSuperMéchant voulait les voler ce qui fait monter de l’eau noir dans les caves et souterrains. Pendant ce temps, dans une grotte (parce que les Trois Tours sont sur une colline en fait) immense, Barbara et Sébastien (son frère) découvrent une tour (la quatrième), dans laquelle se sont réfugiés Delaras et les anglais. Pis après l’eau monte trop, ya Barbara, Adrien, Sébastien (le frère donc), Ronan et Philipe qui manquent de se noyer dans l’eau noire qui contenait les pouvoir dissous et là ya la tour qui refait surface avec eux dedans et de la lave vient boucher la grotte et bloquer la tour à la surface, où la police arrête Delaras (mais pas les mecs en situation irrégulière), même qu’entre temps, une de leurs voitures avait explosé à cause d’un cocktail molotov [époque des émeutes à Vénissieux]. Grâce aux pouvoirs, Barbara est l’électricité la vie la nature toussatoussa, Sébastien le feu, Adrien l’eau, Ronan, je ne sais plus et Philipe, la matière.

Voilà, merci Barack de nous résumer le ressenti général

*Fin du tome 1, début du tome 2*

 

Bon, je vais pas vous faire non plus un résumé du tome 2 ( ni non plus du tome trois dont je viens de retrouver la version papier), c’est plus ou moins le même enchevêtrement de mots (l’image de la diarrhée verbale utilisée par ma mère est tout à fait appropriée, vous en conviendrez).

 

CEPENDANT. Il faut quand même que je souligne l’importance de la ligne conductrice que j’avais réussi à mettre en place. Cette même ligne conductrice qui m’a aidé à remettre le pied au plancher dans une version 5, puis 6 bien plus réaliste, sans Philipe/Phillipe/Philippe/Orlando, Curdy/Geoffrey(son petit frère), et les SuperMéchants Delaras et Yonan, ni  tout le bazar des pouvoirs.

La version 5 ne m’a pas satisfaite, car elle me bloquait quelques possibilités. Certes, on rentrait en plein dans l’action dès le chapitre 1, avec l’arrivée de la tante, dont j’avais uniquement parlé dans les précédentes version. Mais c’était bancal. Il y avait à la fois trop et pas assez.

Alors j’ai attaqué la version six. J’ai écris le premier chapitre, et j’ai tout stoppé, pour noircir des feuilles de cahier (on apprends de ses erreurs! je suis sure de plus perdre personne comme ça!) (ou alors je les perds tous en même temps, ce qui est complètement stupide 😦 ), décrivant les personnages, les histoires, les lieux, remontant jusqu’à cinq générations en arrière, inventant des écrits « Historiques » pour être sûre de ne plus JAMAIS me planter et faire apparaître un personnage tantôt blond tantôt brun, petit/grand, jeune/moins jeune, avec plus ou moins le même nom (big up Phil et Seb!), et surtout, avoir enfin une histoire cohérente.

 

Bon, ça arrive comme un cheveu sur la soupe, mais je vous raconterais la suite une prochaine fois #cliffhanger, car sinon cet article n’aura jamais de fin. Je philosopherais aussi très sûrement sur ma façon d’écrire, qui a bien évolué, ainsi que mon rapport à la Fantasy et mon amour pour les GIFs.

Et aussi, #post-it : faire un tour commenter sur vos blogs. Parce qu’ils me manquent, mais j’avoue n’avoir pas le courage de faire autre chose que juste regarder les images après avoir passé la journée à lire les petites annonces d’emploi (shame on me😦 ).

 

La Papeterie

Coton de Bois. C’est une box, parmi tant d’autres…. (plus de 160 sur le marché français quand même!) Je n’ai pas d’abonnement à ces box.

Alors pourquoi je t’en parles?( bonjour! comment ça va depuis la dernière fois?) Et bien parce que cette boite est un peu différente des autres à mes yeux.

 

Pourquoi me fait-elle envie?

Et bien parce que c’est une boite de papeterie. Elle fait très papeterie ancienne, et propose des éléments de papeterie tous plus sympathiques les uns que les autres. Des trombones en forme de cerf, une bobine de baker twine… Dans le tourbillon numérique, ça fait du bien de retrouver le contact du papier, la lenteur de l’écriture.

 

Le papier

J’ai toujours aimé le contact des livres. J’ai une collection de livre qui n’est limité que par la petite taille de mon porte monnaie. Grand Brun m’avait même fait la leçon le jour où j’ai ramené deux dictionnaires anglais (un complet et un technique) trouvés à côté d’un container de décharge. J’ai un total de 37 livres de cuisine (sans compter les suppléments des magasines que je stocke dans une petite boite), pour le double de livres classiques. Encore que ma sœur en a récupéré beaucoup et j’en ai revendu la plupart dans des bouquineries.

Alors que Grand Brun synchronise tout son planning entre portable, PC, etc… je continue de m’acheter tous les ans un agenda. Quête du Graal que l’achat de ce bel agenda qui me suivra tout au long de l’année. Vœu pieu, en règle générale, je le tiens correctement deux ou trois mois, et puis plus rien.

Alors que l’on écrit mails sur mails, je persiste à vouloir recevoir du courrier et en envoyer. Du courrier manuscrit j’entends. J’ai une copine avec qui on s’écrit plus ou moins régulièrement (c’est d’ailleurs mon tour, faut que j’y pense!). Ça nous fait bien rire quand on en discute dans la bande. Certes, j’apprends les nouvelles de C. bien après R. et A. mais je trouve ça plus sincère. Prendre le temps d’écrire les choses, les coucher sur papier (le plus beau possible le papier!), puis coller le timbre (le plus beau du carnet!) avant d’aller poster la lettre….

 

Bref, j’aime le papier, les belles matières… C’est pour ça que cette box me plait.

Et vous? Quelle est votre ressenti par rapport au papier? Ou alors aux box? Quelle est votre préférée?