La Bordélique

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Le constat

L’organisation, c’est comme les enfants ou les cheveux licorne: je trouve ça vachement sympa, mais seulement chez les autres.

* Quand je rentre chez moi, je pose mes affaires à l’endroit où je suis, me débarrassant de mon manteau dans l’entrée avec mon sac et (souvent) ma gamelle, qui resteront là jusqu’au lendemain, ou du moins jusqu’à ce que j’ai besoin de mon petit sac thermos.

* Ma brosse à cheveux est (souvent) dans la cuisine,

* j’ai trois vide-poches à bijoux répartis à des coins stratégiques de l’appart,

* un bureau à côté de l’entrée qui sert plus ou moins de dépotoir à tout et n’importe quoi (parce que si ce n’est pas rangé à sa place et/ou posé n’importe où, GrandBrun statue que c’est à moi et hop! sur mon bureau).

Contrairement à lui qui est très control freak (bien rangé, bien droit, bien parallèle, comme dirait Florent Peyre), j’ai tendance à attendre le « point d’agacement » pour tout bien ranger, bien droit, bien parallèle.

Cela ne m’a jamais porté préjudice tel un papier important de perdu ou des clefs, et, contrairement à lui, je retrouve TOUJOURS mes affaires (même sous trois semaines de dépôt sauvage sur mon bureau).

Mais je pense que cela déteint sur mon humeur, à savoir, le découragement, la démotivation et la (MONSTRUEUSE) flemme quotidienne. Je suis même sûre qu’en fouillant un peu, il est possible de trouver tout un tas d’études à ce sujet là. Il n’y a qu’à voir le succès immédiat du livre de Marie Kondo sur le rangement!

L’envie

J’avoue que les intérieurs blancs, les grands espaces immaculés scandinaves, les jolies tables basse vides et le plaid de fourrure faussement négligemment jeté sur le canapé en palettes (mais en fait posé au millimètre avec réglet étalonné et tout le toutim), oui, ça me fait doucement rêver. Et surtout, c’est le fantasme absolu de GrandBrun (bien droit, bien rangé et bien bien parallèle, n’oubliez pas).

Et comme il est hautement probable que l’on quitte notre actuel ni douillet pour un autre nid, encore plus douillet, mais surtout, bien à nous, nous sommes en pleines projections et dessins type  D&CO ou Maison à vendre. Alors, oui, j’imagine notre petit cocon comme ces belles images d’intérieur scandinavo-gipsy-bohéme. Oui, il imagine déjà mettre des étiquettes dymo partout (non je déconne) (euh… ?) Oui j’ai envie de jolis murs, de pièces faciles et belles à vivres…

En plus de ça, j’ai beau ne pas piapiater beaucoup sur les internettes, je lis énormément de blogs (sisi, même le tien). Et en ce moment sur la blogo, la tendance est au retour à soi, à l’épuré, au bô et au bien être. Attendez, partez pas tout de suite! J’y viens.

Le ‘‘et pourquoi pas moi’’?

En règle général, quand on est entouré comme ça d’images et d’histoires positives qui nous plaisent, on a tendance à plus facilement se dire « et pourquoi pas moi ? ». C’est vrai ça, et pourquoi pas moi ?

Pourquoi je n’essayerai pas moi aussi ?

Cadrons tout de suite les choses, je n’ai pas pour but de devenir l’image parfaite ou semi-parfaite que l’on peut avoir l’impression de voir/lire dans certains cas (encore que personne n’est parfait). Je me base simplement sur ces fameuses images pour me créer une espèce de chemin, de plan d’action pour me dire que oui, si je veux je peux.

En gros, de réécrire avec vous, en cours d’année, de bonnes résolutions. Vous me suivez?

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