FromNiceWithLove

Ce qui me surprendra toujours, c’est la capacité qu’à mon travail de prendre le pas sur ma vie personnelle. Je sais que je devrais pouvoir poser des barrières claires. Mais c’est plus fort qu’Eux et moi.

Plusieurs fois lorsque je me sentais d’attaque et que je m’attelais à faire quelque chose qui me plaisait, Eux venaient me mettre le petit coup qui va bien derrière les oreilles, histoire de.

Par exemple, là tout de suite, je vous écris cette première partie d’article d’une chambre d’hôtel à Nice.
C’est à côté de Lyon, certes, mais un poil plus loin de Strasbourg. Et bim. (Mais sinon, j’adore mon job)(cherchez pas, cette fille est folle)

Bref, tout ça pour dire qu’ayant décollé à 6h00 du mat’ lundi (mes excuses, chères hôtesses, j’étais trop à la bourre pour avoir pu dire bonjour à ma brosse à dent 😦 ), passé la journée au boulot, je suis arrivée pas fraiche du tout et au bord des larmes dans un endroit…magique!

Enfin, magique. Je m’entends ein!

C’est un petit hôtel, là haut perché sur la colline au dessus de St Laurent du Var, avec un grand salon parsemé des chaises épurées, de canapés cosy et de tapis chauds. Et le restaurant, tellement bon. L’oncle et la tante qui vous accueillent dans leur maison.

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J’étais bien dans mon petit hôtel en haut de la colline.

 

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Et je mangeais bien...

Et je mangeais bien aussi.

Oui, j’étais bien.

Ce deuxième soir, je vous écris aussi de ma chambre d’hôtel. Mais d’une autre chambre, d’un autre hôtel, bien moins sympa celui-là. Trois étoiles ein, mais tellement, tellement différent des appartements cosy auxquels je m’étais habituée au Beau Site (à Gattières, allez y, ils sont géniaux).

Le deuxième hôtel est dans une zone industrielle et, au milieu de la foule de commerciaux et de techniciens en prestation (je le sais, j’ai retrouvé un tech du Beau Site là-bas), je peux vous assurer que je me suis sentie… mais tellement seule. Surtout le moment où, un soir, un ange est passé quand je suis entrée dans le restaurant et que j’ai senti tous les regards posés sur moi, seule femme de moins de 45 ans de la pièce. La gêne.

 

Et comme jamais deux sans trois, je vous écris de ma troisième chambre (définitive celle-ci), trouvée sur AirBnB.

 

Alors je ne vous écris pas pour vous parler de chambre d’hôtel, cela ne vous intéresse surement pas (encore que… foncez au Beau Site si vous descendez sur Nice!). Simplement que j’avais entrepris un nouveau cycle créatif (rien qu’à voir le nombre d’articles en préparation dans mes brouillons) et que mon entreprise m’a encore fauchée dans mon envol.

Je suis assez déçue.

J’ai passé deux, quasi trois semaines assez horribles, à flipper pour mon découvert, mes avions (coucou Air France!), ma voiture de loc (Sixt, vous êtes des amours) et mon appart (au 15ème. Et j’ai le vertige…). Les pressions que nous avons en interne au boulot ne sont pas des plus sympathiques et un environnement heureux comme le Beau Site était parfait pour tout oublier le soir une fois rentrée.

Non, ce que je voulais vous dire, c’est que dans ce genre de situation, je m’accroche toujours à un détail, un événement rigolo, et/ou heureux. D’où l’explosion de joie lorsque l’on a réussi à connecter ma musique à ma voiture de loc. Le moment où j’ai réussi à prendre un rond point sans qu’elle broute (passer de diesel à essence aussi….). Voir même mon impatience non feinte quand j’ai appris que j’allais peut-être gagner un porte-clef Carotte! Oui, un porte-clef Carotte parce que j’ai une voiture de loc Sixt! (et que je suis une grande fan de Monsieur Booster).

Alors effectivement, en ce moment, mon entreprise me fait des crasses (enfin, mon ancienne affectation, la nouvelle ayant plutôt tendance à me « défendre becs et ongles »), mais j’arrive encore à trouver du positif dans les choses!

Et puis surtout…

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Quelle vue, bordel!