La culpabilité de l’honnêteté

Aujourd’hui, en descendant dans le métro, à Cordeliers, pour ceux qui connaissent Lyon, j’ai la surprise de trouver une pièce de 1 centime. « Cool! » je me dis. « Pas cool » je me redis, constatant que, derrière la borne de validation des cartes, un porte-feuille gisait à terre.

 

Ça ressemble à ça les portiques à Lyon. Mais Cordeliers, c’est beaucoup plus petit, exigu, vieux et crade. Voilà voilà.

Je dis gisais, car il était énoooorme. Une baleine. Un portefeuille classique de quelqu’un qui met toute sa vie dedans. Comme le mien quoi. Alors je suis sortie de la station pour le ramasser, me disant mieux vaut que ce soit moi que quelqu’un d’autre. Après avoir négocié avec une dame pour pouvoir rentrer à sa suite (on ne peut pas valider deux fois sa carte en moins de cinq minutes, merci les tcl), j’ai demandé à toutes les personnes de la station si elles s’appelaient AR, nom que j’avais lu sur la carte grise.

Personne. La propriétaire était déjà partie. Alors je me suis dis que le mieux à faire c’était d’aller le déposer aux objets trouvés.

Et c’est là que la culpabilité a commencé.

Parce que si je me fais arrêter, j’aurais ce portefeuille inconnu, peut-être même déjà déclaré volé sur moi, comment j’explique ça?

Sachant que je ne savais pas où était le commissariat le plus proche, j’ai marché en direction de l’hôtel de ville, me disant qu’on pourrait toujours m’aider là-bas. Mais quand même, si je croisais des flics dans la rue….

Et si quelqu’un l’avait déjà visité ce portefeuille? Qu’il avait été volé? Parce que j’avais bien vu un RIB, mais pas de carte bancaire (une agence de quasi chaque banque à pignon sur rue dans le quartier, ils auraient pu appeler leur cliente s’ils l’avaient dans les fichiers). Alors on m’accuserait. C’est sur que la télésurveillance des tcl m’innocenterait (ça, je viens d’y penser, parce que sur le coup, c’était plutôt PUTINPUTINPUTINMAISJEVAISFINIRMAVIEENPRISON).

Alors j’ai avisé une agence TCL et je l’y ai déposé avec mon numéro de téléphone au cas où (ETPOURQUOIPASTONADRESSEHISTOIREQUILSTARRETENTPLUSVITE?!?!?!?).

Et depuis, je continue de culpabiliser (moins que quand j’avais ce fameux portefeuille sur moi). Parce que je vais être au premier front si la personne s’est effectivement fait visiter son portefeuille.

Mais il y a aussi l’option positive, que la personne soit ravie, et qu’elle m’appelle reconnaissante, m’offre un café et basta. Voir, comme cela s’est peut-être produit, qu’elle récupère son bien et basta.

Il n’empêche. Quelle horreur de se dire qu’un geste banal, anodin, puisse passer pour quelque chose d’altruiste. Que le fait de ne pas se servir au passage soit considéré comme bête par certains. Que le fait d’être soupçonné du pire par le propriétaire (vol de carte ou de liquide) puisse empoisonner ainsi l’acte.

Pour moi, c’est quelque chose de NORMAL que de vouloir rendre son bien à une personne. Je ne suis pas spécialement en dèche d’argent (je vous [t’?] en reparlerais) en ce moment, mais même si je l’avais été, la pensée de fouiller pour ça ne m’aurait même pas effleurée. C’est plutôt la galère de refaire tous ses papiers (je dis bien TOUS) qui m’a hanté l’esprit, pour laquelle j’ai même fouillé à la recherche d’un numéro de téléphone.

C’est tout de même grave que, dans notre société, ce type de geste honnête soit considéré comme de l’altruisme (vous auriez vu la tête du type au guichet!). Cela devrait être normal, et nous ne devrions pas avoir à culpabiliser de faire une bonne action. Tout comme nous ne devrions pas avoir à paniquer si l’on perds notre portefeuille, mais juste à nous rendre au commissariat le plus proche et attendre des nouvelles de celui qui l’a retrouvé.

Le monde marche sur la tête, la fin est proche mes amis!

Le monde marche sur la tête, la fin est proche mes amis!

Peut-être même que ce n’est que moi qui suis complètement parano, ou trop honnête ou trop intègre ou trop je ne sais quoi. En tout cas, je ne regrettes pas mon geste. Juste le fait de n’avoir pas pu joindre de moi même la malheureuse propriétaire.

Et toi? Comment aurais tu réagi personnellement? Aurais-tu culpabilisé comme moi? Paniqué à l’idée qu’on te surprenne avec ce bien qui n’est pas le tien?

Flashback#1 – Anoa Tome 1

Bonjour cher toi!

T’arrive-t-il de te replonger dans tes anciens posts de blog? De te dire avec nostalgie « ralala, comme c’est mal écrit, y a même des fautes d’orthographes! »? Moi, oui.

J’ai même, sous mon bureau, une boite. Qui me sert de repose pied quand j’utilise mon ordi. Et dans cette boite, ma « diarrhée verbale » (bon appétit). C’est un texte de fiction que j’écris depuis très longtemps. Je l’appelle affectueusement Mon roman. Parce que c’est le mien et que personne ne l’a lu entièrement à ce jour. Même moi en fait (j’ai du mal à me relire)(ce qui est vachement con pour un écrivain). Je veux dire, du début à la fin, du tome 1 au tome 3, la version 1 à 6 du tome 1, les deux versions du tome 2 (l’incomplète et la complète), et les pages (dans l’ordre) du tome 3. Parce que oui, j’ai écrit la plupart du temps sur des feuilles volantes, reprenant quelques fois mon histoire plus tôt dans la narration, me retrouvant avec deux chapitre X complètement différents. Et me retrouvant aussi bien couillonne quand je devais continuer l’histoire, ou retourner en arrière pour vérifier la description d’un personnage dans un chapitre à tiroirs. Voire pire, dans un chapitre perdu (parce qu’il y en a qui on disparu oui) (trois chapitres du tome 2 et tout le début du tome 3 [versions papier ET informatique, s’il vous plait! je n’aime pas faire les choses à moitié!]).

Autant je n’aime pas me replonger dans ce que j’ai écris de plus proche, trop mauvais, pas assez ceci, trop naïf (mais qu’est ce que c’est que ces réactions à la con du grand frère, zut alors!), autant j’apprécie la toute première version, écrite entre la sixième et la quatrième. Je faisais même des dessins à l’époque pour illustrer mon propos, très influencée par J’aime Lire. Les phrases sont simples et naïves, les conversations entre personnages, des reflets de ce que je vivais au collège, l’action, des fantasmes de ce que j’aurais aimé vivre. Une vie rurale, où l’héroïne allait à l’école à cheval, et faisait des spectacles de voltige à la pause de midi en s’entraînant pour ses galops (juste entre nous : je ne sais pas et n’ai JAMAIS su à quoi servent les galops et ce qu’il fallait faire pour les passer), tandis que ses frères jouaient au foot au gymnase avec tous les autres beaux gosses du collège. Tout à fait crédible donc. Par contre, les matchs de foot au gymnase entre midi et deux, ça, on y avait droit au collège (*_*, le bôôôôô Raph!).

L’action s’est vite déplacée ailleurs qu’au collège, et on a découvert Anoa, HONTEUSEMENT POMPÉ très librement inspiré du centre équestre de Formanoir, où j’ai passé quelques années en colo l’été (mes pensées à Salah, animateur dans mon souvenir, meilleur imitateur de Salamèche au monde!). Centre équestre donc, tenu par le papa de mes trois héros. Parce qu’ils sont trois maintenant (accrochez vous, parce que même moi, il m’arrive de pas comprendre les rebondissements).

 

** Minute  WTF**

Donc, dans la première version (refusée par les éditeurs, heureusement), Natacha, Jennyfer, Enya, Barbara, Adrien et Raphaël Karten, respectivement 13, 14,5 et 15 ans, vont au collège à poney; Philippe se fait maltraiter par Delaras (son patron, presque voisin des Karten, qui a aussi un harras mais qui fait pas colo) et par sa fille Audrey (Delaras) , mais son petit frère (à Phillipe) raconte tout à Barbara par lettre (je n’avais aucune idée de ce qu’était un mail cette époque de Préhistoire Informatique) mais elle lui répondait jamais, parce que Delaras interceptait ses courriers, ce con! Puis y a des photos qui disparaissent chez les Karten (au chateau d’Anoa donc, aussi appelé les Trois Tours[ parce qu’il a trois tours. J’ai l’esprit pratique]).  Puis Barbara à des visions bizarres, puis se réveille la nuit et mets en fuite un cambrioleur dans leur bibliothèque en lui tirant dessus avec une des armes que son père collectionne, puis les trois ados (oui, ils ont grandi maintenant, 15 et 16 ans) découvrent qu’il y a des cloches dans les combles des trois tours et qu’avant y en avait quatre ; puis Barbara se fait encore agresser (décidement), dans les bois, ses frères la sauvent, puis ils s’enfuient dans les caves, où ils trouvent le petit frère de Philippe, et leur voisin qui est en fait un SuperMéchant, et en fait Phillippe est anglais en situation irrégulière avec son petit frère et sont exploités par le SuperMéchant mais Adrien et Ronan (un copain qui passait par là) délivrent l’Esprit de la Vie ce qui libère les cinq Pouvoirs qui avaient été scellés par les Anciens Porteurs parce que Yonan le SuperSuperMéchant voulait les voler ce qui fait monter de l’eau noir dans les caves et souterrains. Pendant ce temps, dans une grotte (parce que les Trois Tours sont sur une colline en fait) immense, Barbara et Sébastien (son frère) découvrent une tour (la quatrième), dans laquelle se sont réfugiés Delaras et les anglais. Pis après l’eau monte trop, ya Barbara, Adrien, Sébastien (le frère donc), Ronan et Philipe qui manquent de se noyer dans l’eau noire qui contenait les pouvoir dissous et là ya la tour qui refait surface avec eux dedans et de la lave vient boucher la grotte et bloquer la tour à la surface, où la police arrête Delaras (mais pas les mecs en situation irrégulière), même qu’entre temps, une de leurs voitures avait explosé à cause d’un cocktail molotov [époque des émeutes à Vénissieux]. Grâce aux pouvoirs, Barbara est l’électricité la vie la nature toussatoussa, Sébastien le feu, Adrien l’eau, Ronan, je ne sais plus et Philipe, la matière.

Voilà, merci Barack de nous résumer le ressenti général

*Fin du tome 1, début du tome 2*

 

Bon, je vais pas vous faire non plus un résumé du tome 2 ( ni non plus du tome trois dont je viens de retrouver la version papier), c’est plus ou moins le même enchevêtrement de mots (l’image de la diarrhée verbale utilisée par ma mère est tout à fait appropriée, vous en conviendrez).

 

CEPENDANT. Il faut quand même que je souligne l’importance de la ligne conductrice que j’avais réussi à mettre en place. Cette même ligne conductrice qui m’a aidé à remettre le pied au plancher dans une version 5, puis 6 bien plus réaliste, sans Philipe/Phillipe/Philippe/Orlando, Curdy/Geoffrey(son petit frère), et les SuperMéchants Delaras et Yonan, ni  tout le bazar des pouvoirs.

La version 5 ne m’a pas satisfaite, car elle me bloquait quelques possibilités. Certes, on rentrait en plein dans l’action dès le chapitre 1, avec l’arrivée de la tante, dont j’avais uniquement parlé dans les précédentes version. Mais c’était bancal. Il y avait à la fois trop et pas assez.

Alors j’ai attaqué la version six. J’ai écris le premier chapitre, et j’ai tout stoppé, pour noircir des feuilles de cahier (on apprends de ses erreurs! je suis sure de plus perdre personne comme ça!) (ou alors je les perds tous en même temps, ce qui est complètement stupide 😦 ), décrivant les personnages, les histoires, les lieux, remontant jusqu’à cinq générations en arrière, inventant des écrits « Historiques » pour être sûre de ne plus JAMAIS me planter et faire apparaître un personnage tantôt blond tantôt brun, petit/grand, jeune/moins jeune, avec plus ou moins le même nom (big up Phil et Seb!), et surtout, avoir enfin une histoire cohérente.

 

Bon, ça arrive comme un cheveu sur la soupe, mais je vous raconterais la suite une prochaine fois #cliffhanger, car sinon cet article n’aura jamais de fin. Je philosopherais aussi très sûrement sur ma façon d’écrire, qui a bien évolué, ainsi que mon rapport à la Fantasy et mon amour pour les GIFs.

Et aussi, #post-it : faire un tour commenter sur vos blogs. Parce qu’ils me manquent, mais j’avoue n’avoir pas le courage de faire autre chose que juste regarder les images après avoir passé la journée à lire les petites annonces d’emploi (shame on me😦 ).

 

La Papeterie

Coton de Bois. C’est une box, parmi tant d’autres…. (plus de 160 sur le marché français quand même!) Je n’ai pas d’abonnement à ces box.

Alors pourquoi je t’en parles?( bonjour! comment ça va depuis la dernière fois?) Et bien parce que cette boite est un peu différente des autres à mes yeux.

 

Pourquoi me fait-elle envie?

Et bien parce que c’est une boite de papeterie. Elle fait très papeterie ancienne, et propose des éléments de papeterie tous plus sympathiques les uns que les autres. Des trombones en forme de cerf, une bobine de baker twine… Dans le tourbillon numérique, ça fait du bien de retrouver le contact du papier, la lenteur de l’écriture.

 

Le papier

J’ai toujours aimé le contact des livres. J’ai une collection de livre qui n’est limité que par la petite taille de mon porte monnaie. Grand Brun m’avait même fait la leçon le jour où j’ai ramené deux dictionnaires anglais (un complet et un technique) trouvés à côté d’un container de décharge. J’ai un total de 37 livres de cuisine (sans compter les suppléments des magasines que je stocke dans une petite boite), pour le double de livres classiques. Encore que ma sœur en a récupéré beaucoup et j’en ai revendu la plupart dans des bouquineries.

Alors que Grand Brun synchronise tout son planning entre portable, PC, etc… je continue de m’acheter tous les ans un agenda. Quête du Graal que l’achat de ce bel agenda qui me suivra tout au long de l’année. Vœu pieu, en règle générale, je le tiens correctement deux ou trois mois, et puis plus rien.

Alors que l’on écrit mails sur mails, je persiste à vouloir recevoir du courrier et en envoyer. Du courrier manuscrit j’entends. J’ai une copine avec qui on s’écrit plus ou moins régulièrement (c’est d’ailleurs mon tour, faut que j’y pense!). Ça nous fait bien rire quand on en discute dans la bande. Certes, j’apprends les nouvelles de C. bien après R. et A. mais je trouve ça plus sincère. Prendre le temps d’écrire les choses, les coucher sur papier (le plus beau possible le papier!), puis coller le timbre (le plus beau du carnet!) avant d’aller poster la lettre….

 

Bref, j’aime le papier, les belles matières… C’est pour ça que cette box me plait.

Et vous? Quelle est votre ressenti par rapport au papier? Ou alors aux box? Quelle est votre préférée?